62 écoles au départ, 10 écoles à l’arrivée à Lorient pour la finale du Trophée Poséidon DCNS Edition 2008 les 6 et 7 février. L’objectif pour ces étudiants encore en lice : remporter l’un des partenariats en jeu en présentant leurs projets de Course croisière de l’Edhec et/ou à caractère associatif en adéquation avec l’univers et les valeurs de DCNS. Retour sur ces deux journées intenses de rencontres privilégiées entre deux mondes où il fut beaucoup question de mer, de passion et de technologie.
« Centrale Marseille nous a sans doute amené le soleil », constate un brin taquin Pierre Monfort, Directeur des Ressources Humaines de DCNS à Lorient en accueillant les étudiants finalistes du Trophée Poséidon DCNS. Il est vrai que le temps dans le Morbihan s’annonce radieux pour ces deux jours. A l’heure du déjeuner, face à la mer, bonne humeur et décontraction sont de mise à la plupart des tables. Mais au moment de regagner le lieu de la finale, la tension monte d’un cran.
On les remarque de loin. On les redoute. Ils impressionnent. Les Gadzarts de Paris ont tous revêtu leurs vestes DCNS, gagnées lors de la phase préliminaire du webgame, signe de la mobilisation et de l’esprit de toute une école..
Le niveau de cette finale s’annonce particulièrement relevé ! Comme le note un membre du jury, huit écoles présentes à Lorient ont déjà participé à au moins une finale depuis la création du Trophée Poséidon DCNS en 2006. Sur la ligne de départ, on retrouve donc Centrale Lille, 2ème en 2006, Centrale Marseille, vainqueur l’an dernier, l’EISTI, l’ENSAM Bordeaux, l’ENSAM Paris, l’ENSEA, l’ENSIETA, l’ITEEM, les Mines de Nancy, troisième en 2006 et l’UTT, second en 2007.
Toile de fond de cette finale, une salle de cinéma de Lorient. Le film qu’on y joue pourrait lui aussi s’appeler Destination Finale. Le scénario : une succession de 10 présentations, d’une durée imposée de 10 minutes, des questions précises, très précises, des réponses et un entracte. Les acteurs : les étudiants, des représentants de l’administration des écoles, un jury de collaborateurs de DCNS vifs et attentifs.
Le projet BEST parmi les meilleurs
Centrale Lille ouvre le bal, mettant en avant une équipe solide et un skipper professionnel pour la 40ème course croisière de l’EDHEC (CCE). Après Lille, les étudiants de Centrale Marseille proposent un projet 100 % phocéen sportif et solidaire impliquant des collégiens de ZEP. Leur motto, après le premier prix remporté l’an dernier : « DCNS et Centrale Marseille : l’aventure continue ». Le jury en décidera finalement autrement.
Le projet présenté par l’EISTI propose lui aussi d’emmener cinq jeunes issus de milieux défavorisés sur la Spi Dauphine. La dimension d’engagement social est cette année très présente dans bon nombre de projets, apparaissant comme une réelle préoccupation chez ces jeunes participants.
De son côté, l’ENSAM Bordeaux fait un autre choix : celui de la dimension internationale. Le projet BEST, nom de code pour l’organisation d’un séminaire européen au printemps prochain sur le thème « œnologie et technologie » semble mettre l’eau à la bouche du jury. Idée originale puisque cet évènement s’appuie sur le réseau d’étudiants en technologie BEST, soit près de 75 universités européennes et une cible potentielle de 500 000 étudiants.
Ayant troqué la veste DCNS pour l’uniforme, les étudiants de l’ENSAM Paris dévoilent leur projet et font grande impression sur le jury. Second du trophée étudiant l’an dernier, ils visent la plus haute marche du podium, le financement de leur participation à la course de l’Edhec. La dimension humaine n’est toutefois pas oubliée puisque l’équipage navigue aussi pour une association d’aide à l’intégration des handicapés.
Sur un mode similaire, l’ENSEA présente un projet voile bien ficelé et une initiative à caractère sociale avec l’organisation d’une croisière en Méditerranée avec des jeunes en difficulté de Cergy. Puis ce fut au tour de l’ENSIETA, une école tournée vers la mer et vers la performance : elle compte sept participations au Tour de France à la voile avec une troisième place l’an dernier, résultat sans doute des trois entraînements hebdomadaires que s’impose l’équipage.
Puis toujours dans un rythme effréné, l’attention du jury est à nouveau retenue par d’autres projets de qualité. Celles du projet « l’Atlantique comme parenthèse ». La Sailin’Teem de l’ITEEM a vu grand pour sa participation à la course croisière de l’EDHEC. En plus de deux bateaux en compétition, ses étudiants envisagent d’affréter un avion avec banderole aux couleurs de DCNS au départ de chaque régate.
Enfin, fermant la marche des présentations, les Mines de Nancy et l’UTT se retrouvent autour d’un même second projet : la participation au 4L Trophy, la dimension environnementale en plus pour l’Université de technologie de Troyes. Il est 18 heures, fin de la séance. Le jury part délibérer. Les finalistes décompressent.
Epilogue
Le lendemain, centre de DCNS à Lorient. « Ce fut une excellente finale, vous nous avez impressionnés. Votre engagement et votre volonté de gagner méritent un coup de chapeau ». Le compliment est de Sophie Normand, directrice du développement professionnel à la DRH du Groupe et membre du jury. Les résultats sont annoncés sans tarder.
Première délivrance pour l’ENSAM Bordeaux qui reçoit le troisième prix pour son projet BEST. Les étudiants de l’ENSAM Paris semblent résignés. Le deuxième prix récompense l’ENSIETA et son tour de l’Atlantique. « Et… Le premier prix de 12 000 euros est finalement décerné à … l’ENSAM Paris » !. C’est donc toujours vêtus de leurs vestes DCNS et le triomphe au cœur que l’ équipe reçoit le chèque de 12 000 euros et les dernières consignes de Hervé Colonne, membre du jury : « N’oubliez pas de gagner ! La méthode ? Partez les premiers et accentuez votre avance… »